Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

La violence est-elle nécessaire dans les revendications ?

Il serait de prime-abord nécessaire de définir les termes suivants : violence, nécessaire et revendication, pour mieux cerner notre sujet de réflexion. Tout mot a une histoire !

La violence est définie comme la « force dont on use contre le droit ». Elle peut être physique, psychologique ou morale.

Le mot nécessaire peut signifier « l’indispensable » « dont on ne peut pas se passer »

La revendication c’est l’action de revendiquer, de réclamer ce qui semble devoir nous revenir.

Les trois définitions réunies nous permettent de reformuler notre sujet comme suit : la force n’est-elle pas indispensable dans l’action de réclamer se qui semble devoir nous revenir ?

L’histoire n’a pas besoin de torche pour nous éclairer car étant riche en faits et événements. Lat Dior Ngoné Latir Diop revendiquait son droit légitime de gouverner son royaume, de vivre sans ordre du colonisateur. Il revendiquait la continuité de l’agréable vie en communauté. Ce fut le cas de Soundita Keita, Alboury Ndiaye et tant d’autres. En Afrique du Sud, face au système d’injustice, de racisme et d’oppression sous le nom d’Apartheid, la population réclamait le droit à la démocratie, à l’équité et à l’égalité. L’Elite Africaine, face à la domination occidentale n’a pas manqué de revendiquer la souveraineté des peuples Africains. « Devant l’injustice, nulle n’est tenu! » c’est la raison pour laquelle dans ces différents exemples d’injustice ou de système d’oppression, la violence fut notée.

Si les rois de l’époque, l’Elite d’hier et d’aujourd’hui ont fait recoure à la violence c’est par ce que ce fut nécessaire. Lorsque les élèves, les étudiants, les enseignants, les travailleurs, la population, pour ne citer que ceux là, font appelle à la violence pour avoir gain de cause c’est seulement par ce que la situation l’impose. « Dans la vie il n’y a as de solution, il y a des forces en marche, il faut les créer et les solutions suivent » pour reprendre les dires de Saint Exupery.

On ne peut pas toujours se limiter aux pour-parlés pour avoir gain de cause d’où l’usage de la force. Lors de la décolonisation par exemple, la forme pacifique était la plus courante en Afrique noire. Cependant, elle fut souvent émaillée par la violence. En 1947, au Madagascar, une insurrection fit 89.000 morts (11.500 selon les sources françaises). En Cote de L’or en 1948, en Cote d’Ivoire en 1950, on a noté des émeutes avec mort d’hommes. Ceci dans le cadre où les pays africains revendiquer le droit de disposer d’eux-mêmes.

Antoine de Saint Exupery a dit « ce pour quoi tu accepte de mourir c’est cela seul dont tu peux vivre ». Lorsque des étrangers viennent prendre de force ce qui vous revient de droit, lorsque des individus veulent vous priver de ce qui semble devoir vous revenir, n’allez-vous pas faire recoure à la violence ?

Maitre Abdoulaye Wade, l’avocat, l’intellectuel fit usage de la « violence positive » avec ses compagnons pour combattre l’idée du parti unique lorsque Léopold Sédar Senghor n’acceptait pas le multipartisme au Sénégal. Celui que l’on surnomme « le tigre de Faluga » Gamal Abdel Nasser à user de la violence pour défendre une petite communauté alors qu’il ‘était pas encore président. Le 23 Juliet 1952, les « officiers libres » sous la direction de Nasser ont utilisé la violence car étant nécessaire pour renverser le roi Farouk et son régime suranné.

La violence est un mot que l’homme doté de raison doit craindre. L’usage de la force fait peur mais elle est bien réelle et utilisée à juste cause dans de nombreuses revendications. Ainsi, il nous faut cogiter sur le type de violence à utiliser dans nos revendications. Il faut comprendre que la violence qui est inhérente, lorsqu’elle est nécessaire peut devenir une intelligence.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :